Vendredi 10 novembre 2006
En ce joyeux vendredi, la mort d'un grand homme du cinéma américain vient assombrir ce dernier jour avant le weekend. Jack Palance n'est plus. Il nous a quitté d'une mort naturelle. Célèbre pour ses rôles de "méchants", il avait joué dans plus de 80 films et avait notamment obtenu en 1991 l'Oscar du meilleur second rôle pour "City Slickers" ("La vie, l'amour, les vaches").
De son vrai nom Walter Palahnuik, Jack était issu d'une famille de modestes émigrants ukrainiens. D'abord boxeur professionnel, il avait été décoré pour ses faits d'armes durant la deuxième guerre mondiale, avant d'entamer une longue carrière au cinéma. Il avait principalement joué des rôles de tueurs et de psychopathes, admirablement servis par sa "gueule" taillée à la serpe.
Son image de "salaud", il l'avait forgée en jouant Attila dans "Le signe du païen" de Douglas Sirk (1954), Jack l'éventreur dans "L'assassin de Londres" d'Hugo Fregonese (1955) et l'homme qui tente de tuer la belle Joan Crawford dans "Le masque arraché" de David Miller (1952) pour lequel il sera nommé aux Oscars.
En 1955, Robert Aldrich lui offre son premier rôle psychologique dans "Le grand couteau" où il révèle une autre facette de son talent. Malgré d'autres tentatives, comme dans "La peur au ventre" de Stuart Heisler (1955) ou "Le mépris" de Godard (1964), il retourne à ses rôles habituels.
Ecoeuré par Hollywood, il accepte les rôles de troisième couteau et devient plus célèbre pour ses frasques que pour ses films en dépit de quelques réussites dans "Barabbas" (1962) et "Les professionnels" (1966).
Après s'être perdu dans des productions italiennes, il avait fait un retour remarqué notamment dans "Bagdad Café" de Percy Adlon (1987), "Batman" de Tim Burton (1988) et la comédie "City Slickers" de Ron Underwood (1991). (ats)
Comme l'a dit mon père dans ses heures de grand comique: "Jack ne pourra désormais plus se peser sur la Palance..."
Qqch à dire?